29 novembre 2007
L'aventure française en Corée
Aujourd'hui je vous emmène en 1866, pour vous raconter une aventure dont on ne vous a pas parlé à l'école. Cette aventure, c'est la tentative de colonisation avortée de la Corée par troupes françaises.
Comme on ne le sait donc que trop peu, sous Napoléon III, la présence française en Extrême-Orient était très importante, notamment en Chine. Après l'assassinat en Corée de 9 prêtres français début 1866, informé par le père Ridel, missionnaire en Corée et survivant du massacre, le représentant de la France en Chine, Henri de Bellonet adresse une lettre de sa propre initiative au Roi de Corée, dans laquelle il lui annonce sa prochaine destitution et l'invasion de la Corée par la France. Le contre-amiral
Croze, commandant de la flotte française en Extrême-Orient part donc, le 11 octobre 1866 de Chéfou avec un corps expéditionnaire de 600 hommes, à bord de la frégate La Guerrière, accompagnées de 2 corvettes à hélices, de 2 avisos et de 2 canonnières, en destination de Séoul.
Grâce à un succès militaire, les francais s'emparent de l'île de Kanghwa (강화) le 17 octobre, ainsi que de nombreuses reserves en or, argent et jade. Ils mettent aussi la main sur 297 volumes manuscrits et 45 volumes imprimés en alphabet coréen. La résistance coréenne s'organise, et le général Yi Pyong-Ha (이 뵹하) à la tête de 10.000 hommes repousse les francais de la forteresse de Munsusansong (문수산송) le 26 octobre, puis le 7 novembre. Les francais quittent finalement l'île de Kangwha le 11 novembre, date que nous célebrons désormais tout les ans en France.
L'expedition sera de toute façon discréditée, tant l'invasion de la Corée, et la destitution du Roi de Corée avait été des decisions prises
unilatéralement par Henri de Bellonet, sans l'aval de l'empereur Napoléon III.
Cette épisode, aujourd'hui completement oublié en France, et qui nous fait nous souvenir du côté romanesque de la présence française en Extrême-Orient, n'est pas completement oublié en Corée. En effet, nous en avons eu connaissance en visitant le musée national de Séoul, quand voyant une reproduction d'un manuscrit de droit ancien, nous nous apercevons que l'original était à Paris, à la Bibliothèque National de France... L'ami coréen qui nous
accompagnait semblait aussi très au courant de la situation, et nous traitait gentiment de voleur. Etonnés, nous nous renseignons, et ces fameux manuscrits de l'île de Kanghwa sont en effet bien entreposés à la BNF! Si la tentative de colonisation avortée de la Corée par le contre-amiral Croze ne fait plus l'objet de dissensions diplomatiques entre nos 2 pays, la détention de ces manuscrits est en revanche encore un sujet d'échauffement. Notre bien aimé président François M* en avait astucieusement proposé la restitution en échange de juteux contrats dans les années 80. Parole qu'il n'a étonnament pas tenu...
Donc, vous qui êtes à Paris, férus de culture coréenne, courez à la BNF lire ces textes dont nous ne pouvons ici profiter que des reproductions!
Je ne sais pas trop ce qu'il se passe, mais une petite pensée pour la famille d'Anne-Lorraine Schmitt, et pour son meurtrier.
26 novembre 2007
On a tout essayé... Et on a gardé le meilleur
Les taxis la nuit, avec eux, le code de la route, c'est si on veut!
Le coiffeur, qui coupe les cheveux à sec,
Le chien, et c'est pas bon,
Les travaux de groupe avec des asiatiques, on perd un temps fou,
Les petits dej coréens, kimchi (chou avec une sauce épicée),
La poste, on ne va pas en reparler...c'est la même qu'en France,
Les bus, plus de sensations que dans le grand 8,
Les (enfin certains) restaurants, on prend sa monnaie soi-même,
Les dates (prononcez dèèiitse), ça vaut le détour, ici c'est tout un business,
Les photos, toujours en groupe, et toujours le V de la victoire,
La manucure, ultra kitsch,
Le doctor fish, je n'y remettrai plus jamais les pieds, dans tous les sens du terme,
Les clubs, R'nB, R'nB, et bah, R'nB
Les musées, 1mn30 par salle, pas plus, on est fliqué!
Les cours, "Et 10% de la note finale sera une note de gueule" (sic),
Les magasins de chaussures, "39 european size?? Is it a joke??"
Les lunettes de vue, écrans de TV,
Voilà, rapide petit aperçu de la Corée !!!
Et en vrai, le chien, c'est vraiment pas bon!!! Pour ceux que ça intéresse, c'est une viande qui ressemble à la peau du poulet. Ultra gras, et ultra désagréable dans la bouche!
17 octobre 2007
L'occupation japonaise
Aujourd'hui, nous allons tenter d'étudier ce chapitre encore assez douloureux de l'histoire coréenne qu'a été l'occupation japonaise. Il serait fastidieux et ennuyeux de vous faire un exposé complet, ceux que ca interesse (car c'est vraiment très interessant) peuvent cliquer ici.
Pour résumer, en 1905, à la fin de la guerre russo-japonaise, les japonais établissent un "protectorat" en Corée, qui se transforme dès 1910 en annexion pure et simple. Cette occupation suscite immédiatement l'emergence d'un mouvement de résistance coréen, qui se distingue à la conférence de la Haye en 1907 en attirant l'attention des pays du monde sur la situation coréenne. Par rapport au Japon de l'ère Meiji, en pleine expansion militaire et industrielle, la Corée fait figure de pays pauvre et archaique...
Les nippons se servent donc de la Corée comme d'un réservoir de main d'oeuvre utilisée sur place ou déportée au Japon, et comme d'un grenier pour soutenir l'effort industriel, puis de guerre de l'Empire du Soleil Levant.
La résistance, avec notamment l'assassinat du premier résident général nippon Irobumi Ito en 1909 entraine plus de répression et un climat de terreur s'installe sur la Corée.
La Corée et la Mandchourie deviennent le théatre d'expérimentations bactériologiques et de massacres sur des populations civiles, comme à Nanking en Chine (200.000 morts) en 1937
Les japonais cherchent à atténuer l'influence de la culture coréenne qu'ils jugent décadente, et imposent la culture nipponne dans les écoles, les entreprises... L'enseignement du coréen sera interdit en 1941.
Pour accompagner cette occupation, le Japon développe les infrastructures ferroviaires, routières et portuaires coréennes ainsi que le système éducatif, dans le but d'une part de controler la culture et son enseignement, et de fournir des cadres subalternes locaux aux industries japonaises implantées sur place.
Les mouvements de résistance se développent principalement à l'étranger, menés par Syngman Rhee, de tendance plus conservatrice, refugié à Taiwan ou par Kim Il Sung, nettement plus à gauche, et installé en Chine. La reddition du Japon en 1945 ouvrira une nouvelle ère de l'histoire coréenne, déjà résumée ici.
Les relations nippo-coréennes sont encore aujourd'hui impregnées de cette période, et il est clair que le deuil n'a pas été fait. Pour en avoir parlé avec plusieurs coréens, et ayant fait ensemble des analogies avec les relations franco-allemandes, il semblerait que le problème soit que les japonais n'ont jamais reconnu les crimes qui ont pu être commis par leur armée en Corée. Alors que la France et l'Allemagne se sont conjointement lancé dans la construction européenne au sortir de la guerre, et que l'Allemagne a reconnu les crimes du nazisme, les coréens et les japonais n'ont pas eu de projet commun et certains hauts responsables japonais coninuent à rendre hommage à des criminels de guerre averés comme Tojo.
La question la plus controversée est celle des "femmes de réconfort", prétenduement recrutées par les japonais pour "soutenir le moral des troupes", il s'agissait en fair d'un véritable esclavage sexuel qui a mené plus de 200.000 femmes (20.000 selon les nippons) principalement coréennes et parfois prépubères dans les bordels à soldats japonais... C'est sur ce point principalement, que le Japon refuse de reconnaitre, que se focalise aujourd'hui la plupart des rancoeurs coréennes. Certains historiens coréens n'hésitent pas à parler de négationnisme d'Etat nippon...
C'est tout ce que j'ai à dire sur l'occupation nipponne. Si vous allez sur ce lien c'est assez interessant et vous aurez un apercu un petit peu plus précis des exactions nipponnes en Asie....
Bravo à Armelle et Romain G*, Jean Guillaume et Lorraine de P* et Astrid et Thibaut de G* pour leurs futurs bébés respectifs!
03 octobre 2007
Le sommet inter-coréen
Actuellement a lieu à Pyongyang (Corée du Nord) un évenement de taille:le deuxième sommet inter coréen. Le premier s'était déroulé il y a 7 ans à Séoul, cette fois-ci, c'est en Corée du Nord que ca se passe.
Ce sommet a pour objectif de "réchauffer les relations" entre les deux Corée. Le président sud-coréen Roh Moo-Hyun a traversé à pied la frontière le 2 octobre au matin, ce qui est bien sur une grande première, et un geste à haute portée symbolique. Accueilli de l'autre côté par son petit copain, le très sympathique Kim Jong-Il, fils du non moins jovial Kim Il-Sung, les deux hommes se sont rendus à Pyongyang sous les vivas d'une foule en liesse.
Une délégation de 50 journalistes sud-coréens avait été accréditée pour suivre le président, les journalistes internationaux devant se contenter d'écrans géants à Séoul.
Une fois les agapes et réjouissances passées, les sujets évoqués ont tous tourné autour d'un rapprochement nécessaire entre les deux pays. Après les bla-blas sur la démocratie, l'arsenal nucléaire, etc..., les vrais sujets, tels que l'ouverture économique et l'aide que pourrait apporter le sud au nord ont été abordés. Il existe en effet depuis peu une zone économique à Kaesong en Corée du Nord, à 4km de la frontière, qui attire de nombreux investisseurs industriels sud-coréens.
Le rapprochement n'est cependant pas perçu de la même manière des 2 côtés de la DMZ: au nord, il apparait comme de plus en plus nécessaire,ne serait-ce que pour des raisons économiques et humanitaires, tandis qu'au sud, il ne semble pas susciter les mêmes espoirs qu'en 2000, et est plus ressenti par l'opposition comme une manoeuvre visant à détourner l'attention à l'approche des élections.
Quoiqu'on en dise, ces signes de réchauffement sont palpables, bien qu'encore
embryonnaires, et devraient promettre des évolutions prochaines ... Il
faut sans doute laisser le temps au temps...
FUCK THE RANGERS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
25 septembre 2007
La Korea University
La Korea University, dite KU en anglais et Kolyodé en coréen fait partie des plus prestigieuses universités coréennes, le SKY (Seoul National University, Korea University, Yonsei University). Dans ce pays où la hierarchie et les apparences sociales sont très importantes, integrer KU est un signe de prestige et une grande fierté pour toute la famille. Fin du petit message subliminal pour nos parents...
KU a été fondé en 1905, elle fut la première université coréenne dont l'enseignement était basé sur un modèle occidental. On le sens encore aujourd'hui, on se croirait sur un campus américain.
La devise de KU est "Ja-yu, Jong-ui, Jin-li", comme vous pouvez le lire sur le blason ci contre, ce qui signifie en latin "libertas, justicia, veritas", mais je ne sais malheureusement pas ce que ça signifie en français...
Le campus de la fac se situe à Anam, au nord est de Séoul, mais quand même assez central.
L'université comporte de nos jours 81 départements académiques, 15 collèges, et 75 instituts de recherches, pour 30.000 étudiants sur le campus. Naturellement, elle a pour objectif de former l'élite de la nation coréenne, ce qu'elle fait pour l'instant fort bien, puisque l'ancien maire de Séoul et actuel candidat à la présidence de la république, l'actuel maire de Séoul, le vice-président de Samsung, le président de Kia, et même le philosophe Kim-Ong-Ok en sont issus.
KU, en plus de forger l'élite national (vous l'aurez compris) se flatte d'une réputation sportive d'envergure... ben national aussi. En effet, chaque automne, les jeux qui l'opposent à Yonsei University (les Ko-Yon-Games) dans les différentes activités sportives que sont le football, le basket ball, le hockey sur glace, le base ball et le rugby se déroulent dans un stade archi comble et sont suivis à la télévision dans tout le pays. Et qui va jouer dans l'équipe de rugby amateur (pas dans la pro, quand même) de KU? Vous le saurez en temps voulu...
Sinon, sur le plan international, KU a lancé le programme Global Pride, qui vise à integrer le top 100 des plus grandes universités mondiales, et c'est tout le mal qu'on leur souhaite! Ca explique d'ailleurs sans doute tout le soin avec lequel on est accueilli ici.
Voilà, et puisqu'on parlait rugby, notre premier match officiel est dimanche après-midi, ça tombe bien, avec le décalage horaire, vous serez tous en pleine oraison (ben oui, vous serez à la messe) donc pensez à moi!
Les coréens parlent aux parents de Thomas Hyon, je répète, les coréens parlent aux parents de Thomas Hyon: votre fils ne se fera pas mal au rugby, je répète, votre fils ne se fera pas mal au rugby.
13 septembre 2007
La guerre de Corée
Ce séjour en Corée a pour moi une signification un petit peu particulière. Avant d'entrer en Business School, et de faire des échanges universitaires au bout du monde, j'ai été élève en Corniche au Prytanée National Militaire de la Flèche. Là-bas, la tradition est d'attribuer à chaque promotion un parrain, ancien du Bahut, généralement tombé au champs d'honneur. Le nôtre fut le Capitaine Serre, volontaire au Bataillon Français des Nations Unies en Corée. Il est mort à la bataille de Twins Tunnels en 1951.
Cette "Guerre de Corée", aussi appelée "forgotten war" (la guerre oubliée) car historiquement située entre la seconde guerre mondiale et la guerre du Viet Nam, m'a depuis cette époque interessée, et ce sont ses grandes lignes que je vais tenter de résumer aujourd'hui.
Je ne vais pas vous faire un cours d'histoire, je sais que c'est plus marrant de voir des photos de nous 2 bourrés au soju, ou de supers matchs de foot, mais comme j'avais décidé de faire une rubrique "culture coréenne" je m'y tiens. Voila! Et puis en plus c'est intéressant, puisque de ces évenements découle la séparation actuelle entre la Corée du Nord et la Corée du Sud (dont on reparlera sans doute).
Occupée depuis le fin du XIXème siècle par les japonais, lorsque ces derniers sont défaits par les américains en 1945, la Corée devient l'objet d'une curieuse tractation entre les USA et l'URSS, qui consiste à la diviser en 2 au niveau du 38ème parallèle, selon la théorie des "zones-tampons" de Staline. L'objectif dans les deux camps est bien sur de réunifier la Corée à terme, sous sa propre bannière.
En gros, suite à des élections en Corée du Sud en 1948 qui placent l'anti japonais Syghman Rhee au pouvoir, et suite à une auto élection en Corée du Nord du staliniste Kim-Il-Sung, les troupes s'amassent d'un côté et de l'autre du 38ème parallèle, tandis que les relations entre les 2 Corée se réduisent et que les USA et l'URSS prétendent l'un comme l'autre se désengager du conflit (qui n'en était pas du tout un à l'époque, au plus une "situation tendue").
Le 25 juin 1950 pour un motif fallacieux, les salauds de rouges du Nord attaquent les valets de l'impérialisme du Sud et envahissent Séoul. Dans la foulée, les toutes jeunes Nations Unis, confrontées à la première crise de leur jeune histoire envoient un corps expéditionnaire commandé par le général Mac Arthur qui débarque le 5 septembre et balaie rapidement les prétentions "nordistes", poussant jusqu'à Pyongyang, tant qu'ils y étaient.
En novembre une contre-offensive chinoise, menée par le général Lin Piao, allié des Nord-Coréens met en déroute la centaine de milliers de soldats de l'ONU et refait passer Séoul sous le
contrôle communiste. Mac Arthur souhaitant regler de manière "pourquoi pas nucléaire" le problème chinois, le président Truman le fait remplacer par le général Ridgway, tant les risques d'un conflit sino-américain pouvaient profiter à l'URSS. Ridgway parvient à reconquérir Séoul en mars 1951, et le front se stabilise autour du 38ème parallèle.
Dès lors de longs pourparlers de "paix" sont entamés à l'ONU, qui déboucheront le 27 juillet 1953 (pour les 2 ans et 4 jours de papa) par la signature d'un accord entre les 2 Corée à PanmunJeon ratifiant le statu quo ante. La longueur de ces négociations s'explique par la difficulté à échanger les prisonniers de guerre de nombreuses nationalités entre les deux camps.
Une Zone Démilitarisée (DMZ) de 249km de long et de 4km de large est établie de fait entre le Nord et le Sud au niveau du 38ème parallèle. Elle existe encore aujourd'hui.
Cette guerre a fait plus d'un million de morts, des 2 Corée, américains, chinois, russes, australiens, turcs, britanniques, et francais...
Pour ceux qui voudraient en savoir plus, je me suis aidé de ça.
C'est assez spécial de voir comment cette guerre semble être complètement éludée par la population. C'est apparemment un sujet tabou, et il nous a été pour l'instant impossible d'avoir des impressions de coréens. On mène notre vie à Séoul comme dans n'importe quelle mégalopole mondiale, et à 50km au nord, c'est le 38ème parallèle...
Bon, j'arrête de vous embêter, ceux qui ont lu, c'est bien, n'hésitez pas à cliquer sur les liens, c'est plus complet, et très interessant. Les autres je vous comprend, ne vous inquietez pas, on revient avec du plus guilleret!!
Le mémorial des frères à Séoul
29 août 2007
L'alphabet coréen
Comme on n'a rien fait de spécial aujourd'hui, j'ai décidé d'ouvrir une nouvelle catégorie dans mon blog, consacrée à la culture coréenne. Elle s'appellera "culture coréenne". Nous traiterons de differents sujets en lien avec la culture coréenne. C'est pour ca que le nom est bien trouvé (culture coréenne). Peut être que nous y integrerons des élements d'histoire coréenne. Mais dans ce cas ne vaudrait il mieux pas créer une catégorie "histoire coréenne"? Je ne sais pas, je m'y perd... Finalement je ne pense pas que nous parlerons d'histoire coréenne, c'est trop compliqué...Dommage d'ailleurs parceque c'est assez interessant...
Aujourd'hui on ouvre la rubrique avec comme thème l'alphabet coréen. C'est en fait assez d'actualité, puisqu'avec Eugénie, nous avons décidé de prendre 1h15 de cours de coréen par jour (rien que ca). Quand on est moyen motivé, comme moi, on imagine ce que ca va donner. Bref, nous avions rdv a 16h pour un test de coréen, pour évaluer notre niveau. Quelle ne fut notre surprise lorsque nous vimes une feuille chargée de pictogrammes étranges avec de la place pour répondre en dessous... Ces gens n'ont donc pas le même alphabet que nous? Ce que nous prenions pour des oeuvres d'art en néons dans la rue était en réalité des enseignes scripturales avec un sens véhiculant un concept?? une écriture???
Et bien c'est cette écriture qui ouvrira la rubrique "culture coréenne", (si bien nommée d'ailleurs)
Donc je n'y connais pas grand chose de plus que vous en alphabet coréen, si ce n'est que le coréen appartient aux langues altaïques, qu'il s'écrivait à la base en pictogrammes chinois, mais que depuis 1446 selon les experts (pas la série) et depuis décembre 1443 selon Eugénie, des gens ont inventé l'alphabet moderne, appelé en idiome local "Hangul" ou encore "Onmun".
Et ca donne ca:
pour les lettres, et ca:
pour les associations de consonnes et de voyelles formant ce qu'on appelle communement des pictogrammes!
Voila, vous vous coucherez moins sots ce soir, sauf bien sur pour ceux qui n'ont pas pris le temps de bien lire, qui eux se coucheront toujours aussi sots, et les noctambules qui eux ne se coucheront pas...










